Quand quelques milliardaires accaparent l’essentiel de ce que nous lisons, regardons, écoutons, débattons, on ne courbe pas l’échine. On se bat pour une loi anti-concentration.
Nous saluons le courage de celles et ceux qui s’opposent à la prédation de nos imaginaires.
Vincent Bolloré menace nos libertés fondamentales, la création, la démocratie parce qu’il contrôle chacune des étapes de la fabrique culturelle et informationnelle : télés, radios, journaux, maisons d’édition, communication publicitaire, jusqu’à la distribution avec les Relay. L’empire Bolloré est désormais un point de passage obligé. Dans le cinéma, il va bientôt posséder toute la chaine, des studios aux salles de cinéma, en passant par Canal Plus qui finance 43% des apports des diffuseurs des films français.
Cet accaparement, Vincent Bolloré le met au service de sa « guerre civilisationnelle », pour distiller le poison haineux de l’extrême droite.
La bataille contre l’emprise de milliardaires sur nos médias et notre industrie culturelle, c’est celle de la démocratie et de la liberté. Elle nous concerne toutes et tous.
Nous réclamons le démantèlement de ces empires par une grande loi anti-concentration dans les médias, « horizontale* » et « verticale** ».
Car la législation actuelle n’est plus du tout à jour. Les règles sont d’un autre temps. Aujourd’hui, un homme peut contrôler toute la chaîne de production. C’est légal mais ce n’est pas démocratique. La loi doit changer en profondeur pour assurer le pluralisme et garantir nos libertés, d’expression et de création.
Nous refusons que l’information et la culture soient confisquées par quelques puissances privées.
Ce qu’il nous faut, c’est une grande loi pour une information libre et une culture indépendante. Il y a urgence.