Les rendez-vous de l’été 2020

Les rendez-vous de l’été 2020

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L’été a été riche en rencontres et en échanges politiques ! Retour sur les déplacements de Clémentine Autain :

Aux Amfis de la France Insoumise (Valence) :

« 24h avec les insoumis réunis pour les « amfis d’été » près de Valence, sur un très joli site. L’occasion de participer à deux tables-rondes. Pour démarrer, près du lac, nous avons dialogué avec le critique et romancier Arnaud Viviant sur le roman social contemporain comme arme politique. Et ce matin, avec Catherine Perret de la CGT, Justin Bernard du collectif Nos Retraites et Pierre Dharéville, mon collègue député communiste, nous sommes revenus sur la bataille des retraites, pour mieux préparer la suivante… J’ai été par ailleurs ravie de l’accueil chaleureux réservé à Éric Piolle, le maire de Grenoble d’EELV, tant. Nous avons besoin de dialoguer et travailler les convergences possibles au sein des gauches et des écologistes. Et je suis d’ailleurs à cet instant dans le train pour rejoindre l’université d’été de sa formation qui se tient à Pantin…« 

Aux journées d’été des Verts (Pantin), pour plaider pour une écologie populaire :

« L’exercice n’était pas simple puisque nous étions une vingtaine d’intervenant.e.s pour la plénière des journées d’été d’EELV qui se tenait à Pantin. Et nous avions 3 min – et pas une seconde de plus – pour répondre à la question : comment faire gagner l’écologie en 2021 et 2022 ?

Pour moi, la clé réside dans une écologie populaire. « Fin du monde, fin du mois : même combat ! » : ce slogan donne le sens du projet capable de déjouer le duel Macron/Le Pen. Si l’écologie est ramenée à ce qu’elle n’est pas, un sujet pour citadins aisés, nous n’arriverons jamais à répondre à l’urgence climatique, ni à construire une société juste et solidaire. Il faut partir des besoins et définir la production comme la consommation en fonction d’eux. Il faut rompre le lien entre le plus et le mieux. Il faut partager les richesses, les ressources et les temps de la vie. Comment y parvenir sans sortir des logiques néolibérales et de l’austérité ? Nos alliés ne sont pas les dirigeants de Nestlé, Engie ou L’Oréal. Nous avons besoin d’un rassemblement social et politique inédit, au sein des gauches et des écologistes. »

Au village Emmaüs Lescar-Pau :

« Absolument ravie d’avoir découvert hier le village Emmaüs Lescar-Pau, belle « anomalie utopique » et véritable laboratoire des solidarités qui se construit sur le collectif et la valorisation de l’existant. J’ai eu l’impression d’entrer dans cette plus grande communauté Emmaüs de France comme on pénètre une ruche : ça fourmille d’idées, de vivacité culturelle et d’initiatives qui, du maraîchage au recyclage en passant par l’écoconstruction, tracent la voie d’une vie hors des clous dominants. Ça fait un bien fou !

Le soir, près de 400 personnes, dont beaucoup, sont venues débattre pendant plus de 2h30 avec Éric Piolle (maire de Grenoble), Julien Bayou (secrétaire national des verts) et moi-même sur l’avenir de l’écologie et les perspectives politiques pour 2022. Où j’ai défendu que sans mise en cause du capitalisme qui pousse à la consommation, comprime les salaires et abîme les territoires, nous ne parviendrons jamais à répondre au défi climatique. Avec l’austérité budgétaire, nous ne pouvons financer les transitions indispensables. L’heure n’est pas à « relance » mais à la bifurcation de notre modèle de développement. Le cœur du projet qui peut rassembler et gagner est contenu dans ce slogan d’époque : « fin du monde/fin du mois/même combat ».

Un immense merci à tous les organisateurs. Mais je l’ai dit hier et je le répète ici, nous ne pourrons rien faire sans un soutien populaire massif et éruptif. Il faut faire monter la pression pour que 2022 ne soit pas qu’un remake désespérant de 2017. Alors on retrousse nos manches et on y va !« 

Au festival des idées de La Charité Sur Loire :

« Pour sa deuxième édition, le Festival des Idées à la Charité-sur-Loire a poursuivi son objectif : rassembler les mouvements et organisations de gauche et écologistes pour débattre et trouver les points de convergence. J’étais heureuse de participer ce samedi soir à un échange sur le thème « Reconstruire nos villes pour casser les ghettos ». Le titre du débat a été mis en question… Pour reconstruire, faut-il détruire ? De quels ghettos parle-t-on, de ceux des hyper riches ou des quartiers populaires pour les stigmatiser ? L’échange fut particulièrement riche. Nous avons notamment avancé sur le droit à la ville, reposant sur un développement tourné vers les besoins essentiels et non superflus des habitants, soutenable pour l’environnement et tourné vers l’égalité. L’évolution de nos villes ne se fera pas sans la participation des habitants. Qu’on se le (re)dise…«