« Accélérons, accélérons » a répété la Première ministre

« Accélérons, accélérons » a répété la Première ministre

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Près d’une heure de discours creux comme un tambour. Près d’une heure de phrases enchaînées sur un ton monocorde. La Première ministre venue présenter sa feuille de route à l’Assemblée nationale semblait lire un annuaire néolibéral sans passion, sans vie et surtout, sans vision. Ce catalogue dénué de cohérence présenté aux députés masque un fil à plomb, résumé en un chiffre et une acclamation. Elisabeth Borne a confirmé l’horizon : atteindre les 3% de déficit public en 2027. Cela représente 80 milliards d’euros ! Où vont-ils être pris ? Dans le budget des hôpitaux ? Celui des écoles ? De la protection sociale ? Des énergies renouvelables ? Laisser les profiteurs de crise continuer à engranger et diminuer les dépenses de l’État conduit nécessairement au désastre. Tout le reste n’est que blabla.« Accélérons ! », « Accélérons ! », a répété pour conclure la Première ministre. Difficile d’être plus clair sur l’objectif : aller plus vite et plus fort dans la poursuite de la politique menée depuis cinq ans, celle qui a pourtant nourri la colère populaire et s’est trouvée sanctionnée aux élections législatives, la macronie n’ayant plus de majorité à l’Assemblée nationale.Nous avons réclamé un vote de confiance. C’est une tradition républicaine à laquelle se soustrait Élisabeth Borne. Avec tous les groupes de la Nupes, nous déposons donc ce soir une motion de censure. Manière d’imposer un vote à la macronie et de donner à voir que nous sommes la première force d’opposition, la plus déterminée, la plus cohérente, la plus prometteuse. Nous nous opposerons et nous proposerons… jusqu’à la victoire.