Collège Descartes : des moyens à la hauteur pour une éducation de qualité

Collège Descartes : des moyens à la hauteur pour une éducation de qualité

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Hier, les parents d’élèves du collège Descartes, plusieurs professeurs de l’établissement et des élus de Tremblay se sont réunis devant le rectorat de Créteil pour exiger l’amélioration de leurs conditions de travail ainsi que des moyens supplémentaires. Il y a quelques semaines, un enfant du collège qui était tombé dans les escaliers est rentré chez lui, en l’absence de l’infirmière et de la CPE. Il s’est avéré qu’il avait une fracture du bras. Le rectorat a refusé de les recevoir.

Clémentine Autain tient à assurer la communauté éducative ainsi que les parents d’élèves de tout son soutien. Alors que le Réseau d’Education Prioritaire – dispositif dans lequel devrait être réintégré le collège Descartes – est aujourd’hui critiqué par un rapport rendu public, il est urgent de mener un combat pour une éducation prioritaire ambitieuse et dotée de moyens.

Alors que la députée avait déjà interpellé le rectorat sur cette situation, elle a adressé ce jour une question au ministre de l’Education Nationale :

Mme Clémentine Autain attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la situation du collège René Descartes à Tremblay en France. Depuis la rentrée, ce collège ne dispose que d’un poste de CPE (contre 1.5 l’année précédente), il n’y a pas d’assistant social, et la seule infirmière présente ne l’est que deux jours sur cinq. La communauté éducative tire depuis quelques semaines la sonnette d’alarme pour alerter sur les dégradations du climat scolaire, liées à un manque d’encadrement et à un suivi beaucoup moins individualisé des élèves de l’établissement. Cette situation crée des dysfonctionnements qui mettent en danger les élèves ainsi que les personnels. Il y a quelques semaines, un enfant tombé dans les escaliers est rentré chez lui sans faire d’examen médical car il n’y avait dans le collège ni infirmière ni CPE. Après examen, il s’est avéré qu’il avait une fracture du bras. Par ailleurs, Mme Autain précise que le collège René Descartes a été sorti en 2014 de la carte REP alors qu’il aurait visiblement dû rester dans le dispositif. La refonte de la carte de l’éducation prioritaire, très attendue par la communauté éducative, ne cesse aujourd’hui d’être reportée. Mme Autain tient donc à interpeller M. le ministre sur l’avenir de la carte REP, alors que la sortie du rapport Azéma-Mathiot invite l’État à se désengager en délégant à chaque rectorat l’allocation de moyens supplémentaires aux établissements. Elle attire enfin l’attention du ministre sur les attentes de la communauté éducative et des parents d’élèves du collège René Descartes. Le refus du rectorat de les recevoir le mardi 5 novembre et leur renvoi vers la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale – qui les avaient déjà reçus – est le signe d’une communication abîmée. Alors que le gouvernement a récemment reconnu le défaut d’égalité dont était victime le département de la Seine-Saint-Denis, et que l’éducation est l’un des secteurs les plus fragiles du département, il devient urgent de revaloriser le dialogue et les conditions de travail des différents personnels de la communauté éducative.