Culture : un bien commun qu’il faut protéger de la crise

Culture : un bien commun qu’il faut protéger de la crise

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Hier, j’ai échangé deux belles heures avec l’équipe du théâtre Louis Aragon. Je suis toujours impressionnée par leur professionnalisme et leur engagement. Dans le secteur de la culture, c’est l’inquiétude qui règne face aux conséquences de la pandémie qui se font d’ores et déjà sentir. La programmation artistique a été chamboulée et le manque des recettes de billetterie représente pour certains une perte difficile à encaisser.

J’ai pourtant vu une structure attachée à mettre en œuvre les exigences fortes du protocole sanitaire afin de reprendre son activité le plus tôt possible. Elle peut compter sur le soutien sans faille de la municipalité de Tremblay, ce qui constitue un appui solide pour tenir et se projeter. La culture est un service public, un bien commun absolument central, notamment pour nos territoires. La façon dont Emmanuelle Jouan, directrice du théâtre, a su avec son équipe développer le lien entre cette scène et les habitants, en innovant pour ne pas enfermer la culture dans un enclos mais l’ouvrir, la démocratiser, l’enrichir ne cesse de produire ses effets. Même dans ce moment si rude avec le Covid…

En témoigne la rencontre que j’ai eue avec l’association « La Belle jeunesse », montée par de jeunes Sevranais.es qui ont à cœur de porter un regard différent sur les enjeux qui les concernent. C’est à ce titre que j’ai eu le plaisir d’accepter leur invitation à assister à la première de leur spectacle le 8 octobre. J’interviendrai aussi à leurs côtés le samedi 10 octobre après-midi pour discuter ensemble des inégalités territoriales au sein même de la Seine Saint-Denis.

Clémentine Autain