Fibromyalgie : les souffrances ne s’additionnent pas, elles se multiplient.

Fibromyalgie : les souffrances ne s’additionnent pas, elles se multiplient.

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La députée Clémentine Autain a interrogé la ministre de la Santé sur la prise en charge de la fibromyalgie par les organismes de santé.

Il a fallu longtemps pour que la fibromyalgie, qui touche 2 à 5% de la population française, soit reconnue en France comme une maladie. Reconnue par l’OMS depuis 1992, la fibromyalgie n’a été intégrée qu’en septembre 2017 à la documentation de l’Assurance Maladie.

Ce retard institutionnel a facilité le développement d’un fibroscepticisme qui ajoute à la souffrance physique des victimes un sentiment d’abandon et de nombreuses difficultés administratives. La reconnaissance du statut d’Adulte Handicapé est laborieuse, les recours donnent lieu à des imbroglios judiciaires, et les victimes se retrouvent souvent mises en accusation. Mme Autain tient à rappeler que cette maladie touche essentiellement des femmes (80% des victimes), et contribue fortement à leur isolement.

Alertée sur ce sujet, Clémentine Autain interroge donc Mme Agnès Buzyn sur ce que la ministre entend faire pour venir en aide à ces victimes rendues inaudibles par la maladie et par la défiance des organismes de santé. Mme Autain la questionne également sur les raisons pour lesquelles l’Affection Longue Durée n’est pas reconnue aux cas les plus sévères (il s’agissait d’une des conclusions de la commission d’enquête réalisée lors de la précédente législature). Enfin, en ce qui concerne la médicamentation, Mme la députée interpelle la Ministre sur l’insuffisance des solutions analgésiques apportées aux personnes atteintes.