La guerre, c’est la paix. Le coup d’Etat, c’est la démocratie.

La guerre, c’est la paix. Le coup d’Etat, c’est la démocratie.

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Les dernières nouvelles qui nous viennent du Venezuela marquent un tournant dramatique. En s’auto-proclamant Président par intérim, le responsable de l’opposition Juan Guaido accentue la crise politique dans ce pays. Les risques d’affrontements civils sont avérés, avec des conséquences qui seraient démesurées dans une région au contexte politique déjà marqué par un autoritarisme croissant et le fort recul des mouvements progressistes.

Les prises de position des Etats-Unis et de leurs alliés se sont succédées cette semaine, et l’Union Européenne a rejoint le concert des voix en faveur d’une opposition qui agit par coup de force avec le soutien de nations impérialistes. Les grandes difficultés économiques que subit le peuple vénézuélien et la restriction de ses libertés amènent à la contestation du pouvoir. Seules de nouvelles élections démocratiques peuvent amener à la proclamation d’un nouveau président. S’en affranchir s’appelle un coup d’Etat, et l’empressement de Washington à reconnaître un nouveau président en dehors de tout processus démocratique est l’expression de l’ingérence des Etats-Unis, piétinant une nouvelle fois la souveraineté d’un pays d’Amérique latine.

Par un simple tweet, Emmanuel Macron tourne le dos aux positions de la diplomatie française dans cette région, et s’aligne totalement sur la politique étrangère de Trump et de Bolsonaro. Cela constitue une nouvelle étape dans une convergence qui veut mettre au pas les voix discordantes. La recette est connue : ingérence pour avancer les intérêts des puissants au prix du monde populaire, de ses droits et libertés, de sa capacité à déterminer par lui-même son avenir politique.