L’amour flou : un film aussi original qu’emballant

L’amour flou : un film aussi original qu’emballant

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Romane Bohringer et Philippe Rebbot reviennent du Festival d’Angoulême avec le prix du public, et j’en suis sacrément heureuse ! Leur film, qui sort le 10 octobre prochain, est un bijou tendre, drôle, subtil. L’Amour flou met en scène une histoire familiale d’un genre nouveau, à la façon de l’auto-fiction bien connue dans le roman contemporain. Ce récit à la fois pudique et déjanté brosse une épopée, celle d’une séparation amoureuse qui débouche sur l’installation dans une maison où les chambres des enfants raccordent l’appartement de l’un et l’autre parent. Rien d’évident à ne pas faire comme les autres, avec son chacun chez soi et les enfants en ballottage.

J’avais accepté de jouer une scène du film – mon propre rôle – parce que Romane Bohringer est l’une des femmes les plus convaincantes que j’ai rencontrée et que le sujet me touche particulièrement tant il me semble décisif pour aborder les enjeux de la famille, ou plutôt des formes de familles à inventer, en ce début de XXIe siècle. Sans lire le scénario, qui s’écrivait en même temps que le film se tournait, j’ai dit oui. Et me voilà ravie d’avoir modestement participé à cette aventure sensible et politique, épatée par l’audace et le talent de deux personnages qui donnent naissance à un film aussi original qu’emballant.