Extraits de l’article de l’Humanité publié le 18 janvier par Julia Hamlaoui

Travailler à la construction d’une liste commune

Malgré les incertitudes qui pèsent sur la tenue du scrutin, au sein de la gauche francilienne, chacun continue d’abattre ses cartes pour les prochaines élections régionales, pour l’heure prévues en juin. Les candidatures de Julien Bayou pour les écologistes, Clémentine Autain pour les insoumis, Audrey Pulvar pour les socialistes sont déjà sur les rangs. Ce week-end, ce sont les communistes qui ont à leur tour posé des jalons en vue de ce rendez-vous. Réunies en téléconférence, les délégations du PCF de chaque département de la région se sont prononcées sur leur cheffe de file et un texte d’orientation. C’est la présidente du groupe Front de gauche dans l’hémicycle régional, Céline Malaisé, qui devrait jouer le rôle de capitaine pour la formation.

Contre la droite et le RN

« Il est possible de construire un premier pôle de rassemblement en cohérence avec nos propositions, sans jamais renoncer au rassemblement de toute la gauche et des écologistes au second tour. Seule condition pour battre Pécresse et ses politiques de classe », a estimé Nathalie Simonnet, secrétaire fédérale du PCF en Seine-Saint-Denis, en introduction des travaux. Car face à une pandémie qui aggrave des inégalités déjà fortes, battre la droite et empêcher le Rassemblement national de marquer de nouveaux points est en tête des priorités. 

Ni naïveté ni ralliement

« Nous voulons un rassemblement sur des contenus forts et transformateurs, qui permettent la victoire d’une nouvelle majorité régionale de gauche », affirment ainsi les communistes dans leur texte. 

Dès lors, c’est vers l’option insoumise jugée « en plus grande proximité politique avec (leur) démarche antilibérale » que les regards se sont majoritairement tournés ce week-end (avec 69 voix, contre 9 pour s’unir avec le PS et 8 pour une liste autonome). Si certains se sont inquiétés de « l’alliance avec une force dont la priorité est la présidentielle », « il ne faut ni naïveté ni ralliement », observe un parlementaire : « Au-delà de Clémentine Autain il y a la candidature de Jean-Luc Mélenchon, mais c’est vrai aussi d’Audrey Pulvar, rampe de lancement pour Hidalgo en 2022 ».

Attente de garanties

Des garanties sont aussi attendues par les communistes tant sur la répartition des candidatures à parité avec la FI, objet d’un préaccord, que sur le rassemblement de toute la gauche au second tour. « Si j’arrive en tête au premier tour, je créerai les conditions pour qu’il y ait une fusion des trois listes des gauches et des écologistes aujourd’hui en lice. C’est la condition pour gagner face à Valérie Pécresse », a assuré Clémentine Autain dans le Parisien. Pas encore tout à fait assez pour le PCF, qui met également sur la table 10 priorités. De la lutte contre les inégalités à la défense de l’environnement en passant par le droit à la santé, au transport, au logement ou encore l’emploi et l’amélioration des conditions de travail.

Fin de l’extrait