Lutte et victoire pour la régularisation de sans-papiers à Villepinte !

Lutte et victoire pour la régularisation de sans-papiers à Villepinte !

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Actualisation : Après moins de deux jours d’occupation de l’entreprise, dans le cadre d’une action régionale emmenée par la CGT, les 56 salariés du bâtiment sont en route pour obtenir leur régularisation. La lutte paie ! D’autres mobilisations sont en cours, à Pavillon-sous-bois par exemple pour la Seine-Saint-Denis. Clémentine Autain leur renouvelle à tous, partout, son soutien.

Depuis hier, 56 salariés sans papiers occupent nuit et jour les bureaux de l’entreprise Planett à Villepinte. Cette action est menée par la CGT dans différents endroits d’Île-de-France, pour la régularisation des travailleurs sans papiers. En leur apportant mon soutien, j’ai rencontré des hommes qui viennent du Sénégal, du Mali ou encore de la Guinée, depuis 2 ans, 5 ans, 10 ans, 12 ans et qui réclament la dignité.

Ils travaillent dans le bâtiment, portent de lourdes charges, manient le marteau-piqueur, transportent des gravats sans compter leurs heures, alors que les supplémentaires ne leur sont pas payées. Ils habitent en France, ils paient leurs impôts en France, mais la France leur refuse des papiers. Les employeurs peuvent ainsi profiter d’une main d’œuvre corvéable à merci parce que vivant dans la peur. Sans titre de séjour, ils n’ont pas droit à la sécurité sociale, à l’indemnisation du chômage, à la retraite. À la moindre contestation, c’est l’expulsion qui menace.

Ce qu’ils demandent, c’est d’être reconnus pour leur travail et leur apport à notre société. Ce qu’ils réclament, c’est la justice. Exiger l’égalité des droits, c’est combattre l’exploitation et faire vivre les principes humanistes. C’est empêcher le jeu de concurrence des uns contre les autres, tirant tout les salariés vers le bas. C’est résister à l’air du temps xénophobe, saturé de Zemmour, de haine et de repli identitaire, servi sur les plateaux du groupe Bolloré qui étend chaque jour un peu plus son emprise médiatique. Je les soutiens comme j’ai toujours soutenu les luttes de travailleurs sans-papiers. Je nous appelle à faire front commun à leurs côtés. Il faut gagner.

Clémentine Autain