Ouvrons les préfectures

Ouvrons les préfectures

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L’État de droit est un mirage si les moyens administratifs ne permettent pas de traiter l’accès aux demandes. La dématérialisation des guichets des Préfectures ne règle rien au problème de l’attente, elle l’aggrave au contraire en le dissimulant… Impossibilité de prendre des rendez-vous, délais de réponse très allongés, recommandations contradictoires… Clémentine Autain reçoit de très nombreuses personnes qui sollicitent son aide car elles se trouvent démunies face au silence d’une administration qui n’a pas les moyens de ses responsabilités. Mercredi 9 octobre, plusieurs actions ont été menées par des collectifs contre cette dégradation de l’accueil. Ces initiatives sont nécessaires et appellent de l’État une réponse rapide. La précarisation du service public, depuis longtemps pointée du doigt par le défenseur des droits, est un coup de canif porté aux droits de toutes et tous.

Clémentine Autain interpelle le ministre de l’Intérieur sur ce sujet :

Mme Clémentine Autain appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les conséquences de la dématérialisation des services préfectoraux. Le Défenseur des Droits, dans son rapport de 2019 portant sur la « dématérialisation des démarches administratives », indique que « si une seule personne devait être privée de ses droits du fait de la dématérialisation d’un service public, ce serait un échec pour notre démocratie et pour l’Etat de droit ». De fait, Mme Autain constate les nombreuses difficultés qu’entraine cette dématérialisation pour les usagers de sa circonscription (et plus globalement de tout le département de Seine-Saint-Denis), en prise avec une administration devenue défaillante puisqu’inaccessible. Mme Autain interpelle donc M. le ministre sur la nécessité d’affecter de nouveaux moyens aux Préfectures afin de faire des principes de l’égalité devant le service public, et de la continuité de celui-ci, une réalité sur l’ensemble du territoire.