Psychologues : les oubliés du Ségur

Psychologues : les oubliés du Ségur

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Clémentine Autain a rencontré à l’Hôpital Robert Ballanger des psychologues qui ont exprimé leurs craintes vis-à-vis d’une profession aux conditions salariales et de travail de plus en plus difficiles. La députée interpelle M. Véran sur ce sujet.

Mme Clémentine Autain alerte M. le ministre des solidarités et de la santé sur les conditions salariales et de travail des psychologues, grands oubliés du Segur de la santé, qui affrontent à l’issue de la crise sanitaire du Covid19 un afflux de nouveaux patients.

Salaires très faibles, conditions d’embauche de plus en plus précaires, recours massif aux contractuels (ils représentent plus de 70% du personnel soignant de l’Hôpital Robert Ballanger, à Villepinte), marginalisation au sein des équipes médicales, dégradation des conditions de travail et de celles de la prise en charge médicale, manque cruel d’effectifs… La profession se trouve actuellement en grande souffrance. M. Véran ne l’ayant pourtant « pas invitée » aux concertations du Segur de la Santé, tout porte à craindre que leurs alertes restent inaudibles pour le gouvernement.

Mme Autain, qui a été alertée sur ce sujet par plusieurs psychologues de sa circonscription, interpelle donc Monsieur le Ministre sur l’urgence qu’il y a à revaloriser une grille de salaire inchangée depuis 26 ans, pour la hisser à la hauteur des missions et du niveau de responsabilité de ces personnels.

Par ailleurs, Mme Autain alerte également Monsieur le ministre sur la fragilisation du statut de titulaire. Le recours croissant aux contractuels (sur des contrats parfois renouvelés tous les trois mois) creuse une inégalité entre les personnels et fait craindre, à terme, une disparition de la titularisation. Mme Autain rappelle ici à M. Véran que le statut de titulaire constitue une protection pour le fonctionnaire, une valorisation de son engagement sur le long terme ainsi qu’un gage de mobilité au sein des services. Le recours croissant à des contractuels participe donc à un nivellement vers le bas de conditions de travail rendues toujours plus précaires.