Tamouls : pour une réponse forte de la France

Tamouls : pour une réponse forte de la France

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Clémentine Autain était présente à la réunion organisée par Marie-George Buffet, Présidente du groupe d’étude sur le peuple Tamoul, ce mercredi 30 octobre. En présence de Gilles Boitte et de membres de l’Association des Jeunes Tamouls de Sevran, elles ont pu échanger avec des représentants de la communauté tamoule sur la résurgence de discours de haine à Sri Lanka, ainsi que sur les craintes légitimes à l’approche de l’échéance présidentielle.

Retrouvez ci-dessous la question écrite posée ce jour par Clémentine Autain à M. Le Drian :

Mme Clémentine Autain interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la position française vis-à-vis de la responsabilité de l’État sri-lankais dans les crimes contre l’humanité qui ont visé la communauté tamoule en 2009.

Alors que s’achevait en 2009 à Sri Lanka une guerre civile qui a fait 100.000 morts, le pays ne reconnait toujours pas sa responsabilité dans les massacres qui ont coûté la vie à des milliers de civils tamouls. Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, dans un rapport de décembre 2018, a déploré l’absence d’avancées réelles en matière de justice transitionnelle. La situation a même empiré depuis : la résurgence de discours de haine à l’approche des prochaines élections présidentielles, la nomination à la tête de l’armée sri-lankaise du général Shavendra Silva, impliqué dans des crimes de guerre pendant la guerre civile, sont des éléments qui réclament de la France qu’elle hausse la voix. Le Ministère des Affaires Étrangères déclarait il y a deux ans que la France « continuera de veiller à l’amélioration de la situation des droits de l’Homme à Sri Lanka et à la mise en place effective de mécanismes permettant une réconciliation nationale et la prise en compte des crimes de guerre et des violations des droits de l’Homme ».

Au regard des dernières évolutions, la France doit s’engager davantage dans l’appui du processus de réconciliation et de justice à Sri Lanka, et pour la paix dans le pays. Quelles initiatives sont prises par la diplomatie française dans ce sens ?