La vie meilleure
Reprendre la main
Satisfaire nos besoins
Sécuriser nos vies
Pourquoi je suis candidate
Je veux représenter la gauche et les écologistes à l’élection présidentielle de 2027. Pour porter un projet, celui d’un État qui nous donne les moyens de reprendre la main. Pour satisfaire nos besoins authentiques et sécuriser nos vies. Ce que je défends, c’est la vie meilleure. Pour toutes et tous.
Car il n’y a pas de fatalité à ce monde égoïste et dangereux, à la vie chère et à l’insécurité alimentaire, aux déserts médicaux et aux urgences saturées, au mal-travail et au mal-logement, aux délocalisations et à la désindustrialisation, aux violences faites aux femmes et au narcotrafic, au racisme et à l’antisémitisme, au chaos institutionnel et au rejet des institutions. Ce sont des choix politiques. Nous pouvons en faire d’autres.
La clé de notre victoire face au pouvoir en place et à la menace de l’extrême droite, c’est l’union des gauches et des écologistes, sur la base d’un projet de transformation en profondeur du pays. Une gauche franche et collective : là est mon engagement depuis toujours.
Satisfaire nos besoins authentiques
La vie meilleure, c’est d’abord de nous donner un objectif, à la fois simple et ambitieux : satisfaire nos besoins authentiques.
Alors que des pans toujours plus grands de nos vies sont soumis à la loi du profit, mon ambition est de faire reculer la place de la marchandisation, pour permettre à chacune et chacun d’accéder à la dignité et à la liberté. Les défenseurs du capitalisme nous avaient promis la prospérité. Or les inégalités ont explosé et toute une série de besoins artificiels, créés par la soif de rendement du capital, viennent épuiser nos forces de travail, la planète et nos désirs.
Accéder à la vie meilleure, c’est d’abord contribuer à relever le défi climatique. La bifurcation écologiste doit rimer demain avec la vie meilleure, et non contraintes et restrictions pour le plus grand nombre.
Accéder à la vie meilleure, c’est ensuite bâtir les conditions de la liberté : assurer un accès à une alimentation saine, aux soins, à un logement digne, à l’éducation, à la culture, ou encore à la mobilité. Et c’est aussi redonner du sens à l’emploi : pour qu’il nous permette de produire ce dont nous avons réellement besoin, et de vivre dignement. Le partage de la valeur doit se rediriger vers les travailleuses et les travailleurs, celles et ceux qui produisent les richesses.
L’État pour nous
Pour cela, je propose une méthode : transformer l’État, pour qu’il nous serve, au lieu de servir les intérêts des marchés financiers.
Devenu esclave des lois du marché, l’État s’est dépossédé de ses savoir-faire et de sa capacité à améliorer nos vies. Il doit se redonner les moyens d’agir au service du bien commun. Pour cela, l’esprit public doit irriguer le sommet de l’État.
Cela suppose de réformer les écoles de la haute fonction publique, mieux encadrer les allers-retours entre le privé et le public, ou encore élever le nombre et le niveau des hauts cadres.
Cela suppose aussi de mettre fin à l’hémorragie de tous ces services publics privatisés, et d’en créer de nouveaux, comme un service public de la petite enfance ou du grand âge. Car étendre le commun est une condition du progrès humain.
Je ne propose pas que l’État fasse tout lui-même : je veux qu’il orchestre la satisfaction de nos besoins, en lien avec les collectivités locales, l’économie sociale et solidaire, les TPE/PME qui irriguent une économie de proximité soucieuse de bien commun, le monde du travail et de la création, les comités citoyens.
Refonder l’État suppose de lui redonner de l’air budgétaire. Notre système fiscal est impuissant à mettre à contribution ceux qui ont le plus, et dont la richesse atteint des sommets toujours plus indécents. Une grande réforme de la fiscalité est l’une de mes grandes priorités, d’abord pour que les très hauts patrimoines et les grandes entreprises paient leur juste part d’impôts.
Enfin, un État-stratège doit planifier pour transformer.
Je veux faire de la France et de l’Europe un modèle au niveau mondial de la bifurcation écologiste. Si elle est bien réalisée, elle sera juste, et dégagera du pouvoir vivre pour la population.
Alors que les entreprises ferment les unes après les autres à coups de délocalisations, nous devons d’urgence stopper cette dynamique et agir pour la réindustrialisation. Nous devons nous doter d’une approche stratégique : la France ne peut pas rayonner seulement pour son industrie du luxe et l’aérospatial. Je propose un « Airbus du médicament » et de faire de la France un modèle en matière de production alimentaire saine et accessible.
Sécuriser nos vies
Ma démarche porte une ambition : sécuriser nos vies.
Sécuriser nos vies, ce n’est pas fantasmer des boucs-émissaires, ce n’est pas accroître la haine des arabo-musulmans et des étrangers. C’est prendre le mal à la racine, et organiser la société pour qu’elle nous protège.
Cela suppose d’élever les protections sociales et les filets de sécurité pour éviter le basculement dans la pauvreté, et accompagner les vulnérabilités. Au lieu de détruire les conquêtes du Conseil National de la Résistance, à commencer par la sécurité sociale, nous devons en imaginer de nouvelles, comme la Sécurité Sociale de l’Alimentation. Celle-ci permettra d’assurer à chacune et chacun l’accès à une alimentation de qualité, tout en permettant à ceux qui la produisent d’en vivre dignement, sans détruire les écosystèmes.
Pour sécuriser nos vies, il faut faire reculer toutes les violences, et agir en s’attaquant à leurs causes, et non focaliser notre attention sur la seule répression. Agir contre les inégalités et les discriminations, mettre en place une loi-cadre contre les violences faites aux femmes, investir dans la protection de l’enfance et désaturer les secteurs psychiatriques et psychologiques, réformer la police républicaine, ou encore agir avec méthode et sérieux pour lutter contre le narcotrafic, voilà mes solutions pour lutter contre l’insécurité.
Enfin, l’urgence est à apaiser et élever le niveau du débat public. Notre démocratie est aujourd’hui en danger. Pour la protéger, il nous faut agir pour le pluralisme, avec une grande loi anti-concentration dans les médias. Il nous faut assurer la qualité de l’information, avec un meilleur service de l’audiovisuel public, et le soutien à la recherche et à l’indépendance des chercheurs à l’égard des intérêts privés. Les propos tenus sur les réseaux sociaux doivent aussi être régulés, ainsi que la captation de nos données par les GAFAM qui accaparent nos libertés.
Une France influente
Enfin, face à la bascule du monde opérée par Donald Trump, la France devra retrouver son influence et son rayonnement sur la scène internationale, pour promouvoir un autre ordre du monde que celui de la loi du plus fort et de la prédation. Ne pas se laisser impressionner, ni vassaliser : voilà ce qui est attendu de la France et de l’Europe.
Face à l’internationale réactionnaire et autoritaire, la France doit affirmer son alignement sur les principes, ceux du droit, de la justice, de la coopération, du partage des richesses et des ressources.
Tenir tête à l’échelle internationale nous enjoint à acter la fin de l’OTAN, et à impulser une autre coalition diplomatique et de défense à l’échelle européenne. Et à nouer des liens étroits avec les pays du Sud.
Vers la VIème République
Tout cela ne sera possible que si nous refondons notre République, pour renouer un lien de confiance entre citoyenne, citoyens, institutions, et politiques. Nous devons donner plus de pouvoir direct aux citoyens, notamment avec le RIC, et une meilleure représentativité et diversité des élus, grâce à la parité sociale.